Attaque sanglante au Tchad : le groupe Boko Haram frappe une base militaire
Le lundi 4 mai en soirée, une violente offensive a visé le poste militaire de Barka Tolorom, implanté sur la rive tchadienne du lac Tchad. Cette incursion a entraîné la mort d’au moins 24 soldats et a fait de nombreux blessés parmi les forces de défense nationales, selon les informations rapportées par diverses sources locales.
Un haut responsable militaire a précisé que le bilan s’élèverait à 25 victimes et 46 blessés dans les rangs de l’armée du Tchad, attribuant directement cet acte au groupe terroriste Boko Haram. De son côté, une autorité administrative de la région a affirmé que la zone est désormais sécurisée et sous contrôle, tout en confirmant un bilan provisoire de 24 morts. Cet événement tragique vient rappeler les défis persistants de la Sahel politique sécurité dans cette zone frontalière.
Mahamat Idriss Déby Itno réaffirme sa volonté d’éradiquer la menace
Le chef de l’État tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, a vivement réagi à ce qu’il a qualifié d’attaque lâche perpétrée par la nébuleuse Boko Haram contre la base de Barka Tolorom. Dans un message partagé sur les réseaux sociaux, il a exprimé sa tristesse et présenté ses condoléances aux proches des disparus. Le président a également souligné que la lutte contre le terrorisme se poursuivrait avec une vigueur accrue jusqu’à la disparition totale de ce fléau dans le pays.
Dans cette partie du Sahel régional, les troupes tchadiennes sont régulièrement la cible d’embuscades. Le lac Tchad, qui s’étend entre le Nigeria, le Cameroun, le Niger et le Tchad, est devenu depuis 2009 un repaire pour les combattants de Boko Haram et de l’Iswap (État islamique en Afrique de l’Ouest). Cette instabilité chronique demeure un sujet majeur pour l’actualité Sahel.
On observe ces derniers mois une intensification des opérations menées par le JAS (Jama’atu Ahlis Sunna), une branche de Boko Haram. Leurs actions incluent des rapts et des assauts contre des unités de sécurité avancées, particulièrement dans les zones insulaires et sur la rive nigérienne.
Pour rappel, en octobre 2024, une précédente attaque d’envergure dans le bassin du lac Tchad avait coûté la vie à une quarantaine de militaires. En riposte, Mahamat Idriss Déby Itno avait ordonné le lancement de l’opération Haskanite. Bien que l’armée tchadienne ait annoncé en février 2025 avoir nettoyé le territoire de toute présence jihadiste permanente, cette nouvelle incursion démontre que la vigilance reste de mise pour l’alliance africaine et les forces locales.