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Après Douala, quelles retombées attendre de l’appel de Louis Paul Motazé pour le marché financier de la CEMAC ?
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La première édition de la Diamond Capital Convention, tenue le 24 septembre 2026 à Douala, a pris fin sur un message fort du ministre des Finances, Louis Paul Motazé, en faveur d’un marché financier plus profond et plus attractif. Mais au-delà des discours, quelles réactions et quelles perspectives se dessinent pour le financement de l’économie camerounaise et celle de la CEMAC ?

Le 24 septembre 2026, Douala a été le théâtre d’un rendez-vous inédit : la première édition de la Diamond Capital Convention. Présidée par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, cette rencontre a rassemblé pouvoirs publics, investisseurs, institutions financières, régulateurs et entreprises autour d’un même enjeu : renforcer le financement de l’économie réelle au Cameroun et dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Une impulsion saluée, mais des attentes concrètes

Dans son allocution d’ouverture, Louis Paul Motazé a insisté sur la nécessité de bâtir un marché financier plus profond, dynamique et attractif. Un appel qui a trouvé un écho favorable chez les participants, conscients que le sous-développement du marché des capitaux freine la transformation économique de la sous-région.

Les échanges ont permis de dégager plusieurs pistes. Il ne s’agit plus seulement de constater le déficit de financement, mais d’orienter efficacement les capitaux vers des secteurs stratégiques : l’industrialisation, la transformation locale des matières premières, les infrastructures, l’énergie et le numérique. Ces domaines sont perçus comme les moteurs d’une création de valeur durable et d’emplois.

Vers une meilleure circulation du capital

Pour le ministre des Finances, l’enjeu est de créer des passerelles solides entre les porteurs de projets et les investisseurs. La diversification des instruments financiers apparaît comme un levier incontournable pour rapprocher l’offre et la demande de capitaux. Une orientation qui devrait se traduire, à terme, par une plus grande participation des entreprises et des populations au financement de l’activité productive.

La confiance, clé de voûte de la suite

Si les intentions sont claires, leur mise en œuvre dépendra largement de la confiance des acteurs. Celle-ci repose sur une régulation efficace, la transparence, la qualité de l’information financière, la bonne gouvernance et la protection des investisseurs. Autant de chantiers qui conditionnent la réussite de cette dynamique.

La mobilisation de l’épargne constitue également un défi majeur. Un marché accessible et crédible doit permettre d’attirer progressivement l’épargne des ménages et des entreprises vers des placements productifs. Les participants sont repartis avec la mission de proposer des solutions concrètes pour renforcer le financement des économies camerounaise et communautaire.

Quelles perspectives pour le Cameroun et la CEMAC ?

À l’issue de cette convention, l’ambition est claire : faire du marché des capitaux un véritable levier de développement. Il s’agit de transformer les ressources financières disponibles en investissements productifs, en infrastructures modernes, en entreprises compétitives et en emplois. Pour le Cameroun et la CEMAC, la prochaine étape consistera à traduire ces annonces en actions concrètes et mesurables.

Les regards sont désormais tournés vers les prochaines échéances : mise en place de nouveaux instruments, renforcement du cadre réglementaire et implication accrue du secteur privé. La Diamond Capital Convention a posé les bases d’une réflexion collective ; reste à en concrétiser les promesses.

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