Alioune Sarr en France pour un nouveau pacte territorial avec la diaspora
De Paris à Massy en passant par Creil, le président de l’Alliance pour le Sénégal, Alioune Sarr, a sillonné plusieurs villes françaises pour échanger avec la diaspora. Son objectif : promouvoir un nouveau pacte liant territoires, diaspora et souveraineté.
Dans le cadre de sa tournée européenne, M. Alioune Sarr, à la tête du parti Alliance pour le Sénégal / Andando Ngir Senegaal (APS/ANS), a multiplié les rencontres avec les Sénégalais installés en France. Il a partagé sa vision de l’avenir du pays et renforcé les liens entre la diaspora et les territoires.
Le président s’est rendu personnellement dans les foyers et les familles sénégalaises. Il a notamment visité le Foyer Les Mûriers dans le 20e arrondissement de Paris, ainsi que Massy dans l’Essonne, où il a débattu des défis nationaux, des attentes de la diaspora et des opportunités offertes par les collectivités locales.
Ces échanges ont permis d’écouter directement les préoccupations des compatriotes vivant en France et de recueillir leurs propositions pour contribuer au développement économique, social et territorial du Sénégal.
Une forte mobilisation à Creil
La tournée s’est poursuivie à Creil, dans l’Oise (Hauts-de-France), où les Sénégalais se sont massivement mobilisés autour de la vision de l’Alliance pour le Sénégal. La rencontre était présidée par Mme Amy Faye, responsable politique du parti en France. Elle a réuni les Sénégalais de Creil et des environs autour des orientations du président Alioune Sarr.
Dans son intervention, Mme Amy Faye a salué l’engagement du président envers la diaspora et rappelé l’importance d’une participation active des Sénégalais de l’extérieur à la construction nationale.
L’assistance, composée de responsables associatifs, travailleurs, étudiants, entrepreneurs et familles, a montré un vif intérêt pour les propositions sur le développement territorial, l’investissement productif et la souveraineté économique.
Un message fort à la classe politique
À travers ces échanges, Alioune Sarr a réaffirmé sa conviction que le Sénégal a besoin d’un nouveau modèle de gouvernance fondé sur le dialogue, la responsabilité et la construction collective. Selon lui, les enjeux du développement national dépassent les clivages partisans et exigent la mobilisation de toutes les forces vives de la Nation.
« Nous pouvons être adversaires politiques, mais nous ne devons jamais être ennemis de la République », a-t-il déclaré, invitant les acteurs politiques à privilégier les solutions, l’intérêt national et le développement économique.
Les limites du modèle centralisé
L’un des principaux enseignements de cette tournée est la nécessité de repenser les politiques publiques à partir des réalités des territoires. Selon Alioune Sarr, plusieurs décennies de développement excessivement centralisé ont montré leurs limites en concentrant investissements et opportunités dans quelques grands centres urbains.
« Quand tout se décide au centre, les territoires attendent. Quand les territoires décident et agissent, le pays avance », a-t-il expliqué. Il préconise un appui accru aux collectivités territoriales pour une croissance mieux répartie et plus inclusive.
Dakar et les territoires : une même ambition nationale
Refusant toute opposition entre Dakar et le reste du pays, Alioune Sarr a développé une vision basée sur la complémentarité des territoires. « Dakar est le cœur du Sénégal, mais les territoires en sont les poumons. Aucun pays ne peut respirer pleinement avec un seul poumon. C’est ensemble, dans la complémentarité de tous nos territoires, que nous construirons un Sénégal souverain, prospère et équilibré. »
« Quand Dakar bat plus fort et que les territoires respirent mieux, c’est tout le Sénégal qui grandit », a-t-il ajouté.
Notto Diobasse Smart City, un modèle pour les territoires
Alioune Sarr a présenté le programme Notto Diobasse Smart City comme une illustration concrète du potentiel de transformation des territoires. Selon lui, le développement du Sénégal passera par la création de pôles territoriaux de production, d’innovation, de formation, d’industrialisation et de services. « Le Sénégal ne se développera pas de Dakar vers les territoires. Il se développera des territoires vers Dakar. »
Pour le président de l’APS, chaque territoire doit devenir un moteur de développement national et contribuer à la création de richesse collective.
La terre comme capital de développement
Au cours des échanges, Alioune Sarr a insisté sur la nécessité de changer de regard sur le foncier. La terre constitue un capital stratégique à valoriser pour les générations présentes et futures. « Un hectare n’a pas de valeur parce qu’il est vendu. Il a de la valeur parce qu’il est développé. » Comparant la vente de terres non valorisées à l’exportation de matières premières brutes, il a plaidé pour une logique de transformation créatrice d’emplois et de richesse. « Les nations riches ne vendent pas leurs ressources. Elles les transforment. » « Vendre la terre, c’est consommer l’avenir. Développer la terre, c’est construire l’avenir. »
La diaspora, partenaire stratégique du développement
Tout au long de sa tournée, Alioune Sarr a souligné le rôle central de la diaspora dans le développement du Sénégal. Il a appelé les Sénégalais de l’extérieur à devenir davantage des investisseurs, des bâtisseurs et des partenaires du développement territorial. « La Diaspora n’est pas un guichet automatique. La Diaspora est un ministère du développement à ciel ouvert. » Pour lui, l’avenir du Sénégal repose sur une alliance forte entre les territoires, la diaspora, les jeunes, les femmes, les entrepreneurs et les collectivités territoriales.
Un nouveau pacte national
Au terme de cette tournée, le président de l’Alliance pour le Sénégal a lancé un appel à la construction d’un nouveau pacte national fondé sur trois piliers : des territoires forts, une diaspora mobilisée, et une souveraineté économique assumée. La mobilisation observée à Paris, Massy et Creil confirme l’intérêt croissant des Sénégalais de l’extérieur pour le développement territorial et leur volonté de participer à la transformation du Sénégal. Le président Alioune Sarr conclut : « Nous ne sommes pas venus gérer l’avenir. Nous sommes venus le construire. »