Le stade de l’Etihad Stadium était en ébullition ce dimanche après-midi. Les 55 000 spectateurs présents n’étaient pas là pour célébrer une victoire, mais pour rendre un dernier hommage à Pep Guardiola, l’entraîneur catalan ayant dirigé son 593e et dernier match avec Manchester City. Un match qui s’est soldé par une défaite 1-2 face à Aston Villa en 38e journée de Premier League.
Un match chargé d’émotions avant l’heure des adieux
Avant même le coup d’envoi, l’émotion était palpable. Trois immenses tifos ont été déployés en l’honneur de Guardiola, mais aussi de Bernardo Silva et John Stones, tous deux sur le point de quitter le club. Un cadeau a également été offert au manager catalan par Unai Emery, son homologue d’Aston Villa, lors de la poignée de main traditionnelle entre les deux entraîneurs.
Semenyo, dernier buteur de l’ère Guardiola
Malgré la tension, les Citizens ont ouvert le score grâce à Antoine Semenyo (23e) sur un corner repris de la tête par Andres Garcia avant une reprise de volée magistrale. Guardiola, habituellement si stoïque, n’a pas réagi à ce but, comme si l’intensité de l’instant le submergeait déjà. Pourtant, c’est lors des sorties de Bernardo Silva (59e) puis de John Stones (78e) que l’émotion a atteint son paroxysme. Les deux joueurs ont été salués par une standing ovation de l’Etihad, mais aussi par des haies d’honneur formées par les joueurs des deux équipes.
Stones, un adieu difficile sur le terrain
Pour Stones, ce dernier match a tourné au cauchemar. Le défenseur central a involontairement offert le ballon à Ollie Watkins pour l’égalisation (47e), avant d’être éliminé par un crochet suivi d’une frappe croisée du droit (61e), scellant ainsi la défaite de City. Les Sky Blues, pourtant dominateurs en première mi-temps, ont craqué après la pause, probablement en raison de l’absence de plusieurs cadres (Haaland, Rodri, Donnarumma) et de la charge émotionnelle de ces adieux.
Qu’importe le score, le résultat n’était pas l’essentiel. Les 55 000 spectateurs de l’Etihad garderont surtout en mémoire l’image d’un Pep Guardiola ému, entouré de ses joueurs et d’un public reconnaissant, marquant la fin d’une décennie dorée. Une page du football anglais se tourne, mais son héritage, lui, restera à jamais.
